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« L'amérique pleure » comme hymne contre le Black Friday
J’écoute souvent Les Cowboys Fringants, et j’ai déjà écrit au sujet de combien je trouve de l’importance dans les paroles de leurs chansons. En plus, il m’arrive souvent de critiquer le « Black Friday » et toutes les façons dont on gâche le week-end de Thanksgiving avec le commercialisme (s’il n’est pas déjà gâché par les mythes colonialistes qu’on lui attribue, bien sûr).
Pourtant, j’ai été étonné ce week-end par combien la chanson « L’Amérique pleure » semblait évoquer directement le Black Friday et tous les problèmes de la culture américaine auxquels je suis particulièrement sensible pendant le Thanksgiving. Les personnes qui doivent travailler pendant les fêtes pour permettre aux autres de fêter (tiens, on pourrait invoquer aussi « Santé » de Stromae), les « excès de [notre] époque », les bouchons sur les autoroutes, et ainsi de suite. En voici la vidéo :
Jacques Ellul contre l'appli Sora
Un peu par hasard, j’ai fini récemment ma lecture de deux livres différents par Jacques Ellul : Théologie et technique ainsi que Humiliation of the Word (la traduction anglaise de La parole humiliée, car je vais devoir en écrire en anglais, et j’avoue en plus que mon français n’est pas toujours à la hauteur d’Ellul « en V.O. »). Ça fait plusieurs jours que j’ai envie d’écrire quelque chose sur la relation image-parole qu’il établit dans les pages de La parole humilié, et je compte toujours écrire ce post-là, mais en terminant Théologie et technique, j’ai été frappé par un passage qui ressemble beaucoup ce dont j’avais envie d’écrire dans l’autre livre.
une série de France Culture sur Jacques Ellul
Merci à Matoo, qui a vu combien j’écrivais sur Jacques Ellul sur ce site et qui m’a donc recommandé la petite série de cinq épisodes « Avoir raison… avec Jacques Ellul », qui est sorti il y a quelques semaines sur France Culture. J’ai écouté la première épisode ce matin en faisant de petites préparations pour mon premier jour d’enseignement pour cette année scolaire, et je le trouve déjà très utile.
J’ai déjà lu trois livres par Ellul et je suis en train de lire deux autres (bon, en théorie — j’avoue que ça va lentement). Ce week-end, je vais recevoir quelques nouveaux livres d’Ellul que mon beau-frère a acheté à la librairie new-yorkaise magnifique Albertine, qui est soutenue par l’ambassade française aux États-Unis. Mon beau-frère va à New York tous les étés et me cherchent toujours quelques bouquins francophones, et ça fait qu’en ce moment, j’aurai bientôt beaucoup plus à lire d’Ellul. C’est la première fois dans ma vie que je m’engage à ce niveau avec l’œuvre d’un seul écrivain académique, et je trouve qu’avoir des résumés comme celui de France Culture m’aide beaucoup à situer ce que je lis en un moment particulier dans l’ensemble de sa pensée.
« en présentiel » et d'autres phrases à apprendre pour une traduction de CV
Ce weekend, quelqu’un m’a recommandé une épisode de la série « La science et ses mauvaises consciences » , qui fait partie de l’émission Avec philosophie sur France Culture. J’ai décidé de télécharger toute la série, et en écoutant la première épisode, j’ai entendu une des interlocutrices se servir de la phrase « en présentiel », après quoi elle s’est excusée pour avoir prononcé un anglicisme.
Cela m’a gêné un peu, car ça faisait quelques jours que je travaillais sur une version de mon CV en français, une partie importante de mes efforts d’avoir un site web plus ou moins bilingue. Comme je suis professeur, l’enseignement fait évidemment partie de mon CV. Je fais beaucoup d’enseignement en ligne, et je m’étais donc servi de la phrase « en présentiel » pour distinguer les autres cours qui se déroulent dans des salles de classe. Est-ce que j’avais fait une faute ?
Jacques Ellul contre l'IA
Ça fait plusieurs mois que je m’intéresse aux écrits de Jacques Ellul comme base théorique pour comprendre les techniques et technologies de nos jours. En fait, j’ai déjà écrit en février au sujet de l’intelligence artificielle générative et combien l’œuvre d’Ellul semble utile pour les critiques de l’IA malgré le fait qu’Ellul a vécu et écrit bien avant l’ère de l’IA comme nous la connaissons aujourd’hui.
Je suis en train de lire son livre posthume Théologie et technique (bien lentement, il faut l’avouer—j’avais commencé le livre en mai avant de devoir recommencer il y a quelques jours), et je trouve qu’il y a plusieurs passages qui me semblent utile lors des débats actuels au sujet de l’IA générative.
affiches de cinéma dont je me souviens
Ayant grandi dans l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, c’était normal que je m’engage comme missionnaire mormon à l’âge de 19 ans. Comme j’avais déjà beaucoup étudié le français, on m’a affecté au service missionnaire en France et en Suisse, où j’ai donc habité entre 2007 et 2009.
Mes souvenirs de cette période de ma vie sont un peu compliqués. Comme je n’ai plus les mêmes croyances religieuses, j’ai certains regrets. Comme c’était quand-même très cool de vivre en Europe francophone pendant deux ans, j’éprouve quand-même de la nostalgie pour cette saison de ma vie.
comprendre (enfin) les paroles d'une chanson francophone
Il y a deux ans, j’ai avoué que malgré mon amour pour la musique francophone, il faut parfois beaucoup de temps avant que pouvoir vraiment suivre les paroles. Ce n’est pas forcément une question de compétence en français—un peu, quand-même, mais j’ai souvent le même problème en anglais, où j’écoute une chanson sans vraiment la comprendre.
Tout ça pour dire que malgré avoir entendu la chanson « Secret » de Louane plusieurs fois grâce à la radio digitale DKL, ce n’est que ce matin que j’ai vraiment saisi le sens de la chanson. Étant moi-même papa d’une fille, les paroles m’ont vraiment bouleversé, et je suis sûr que je vais y penser bien souvent. C’est une belle chanson, et c’est dommage que je n’ai pas reconnu sa beauté avant, mais j’imagine que je n’arriverai plus à entendre cette chanson sans larmes aux yeux.
« Coup de vieux » de Bigflo et Oli
Hier, j’ai regardé pour la première fois le clip de « Coup de vieux » de Bigflo et Oli. C’est une chanson que je connais depuis quelques semaines et un groupe que je connais depuis quelques mois, et j’ai beaucoup apprécié le clip :
Je n’ai jamais été un grand amateur du rap, et ça fait donc un peu bizarre de trouver que j’aime tant ce groupe. Pourtant, j’ai beaucoup écouté leur album « La vraie vie » car j’aime bien les paroles de plusieurs chansons sur cet album. « Coup de vieux » me marque particulièrement. Je suis plus âgé que ces frères, mais pas trop, et il m’est intéressant de comparer leur nostalgie de leur jeunesse avec la mienne. Je reconnais beaucoup des références qu’ils font dans cette chanson (preuve de l’influence américaine dans le monde), et même si moi, je n’ai jamais goûté de Chocapic, je peux quand-même reconnaître l’expérience de se réfléchir sur une jeunesse maintenant lointaine.
un souvenir ludique de Grenoble
Il existe à Grenoble un magasin des jeux nommé « Les contrées du jeu ». Il y a seize ans cette semaine, alors que j’habitais à Grenoble, j’y suis entré m’offrir le jeu « Wings of War ». J’ai toujours une carte de fidélité comme preuve de cette transaction :

Il n’y a rien de profond dans ce souvenir, mais j’ai beaucoup de petits souvenirs du temps que j’ai passé en France et en Suisse qui semble avoir une grande importance malgré cette manque de profondeur. Dans le cas de ce magasin, c’est peut-être que mes deux petites visites là-bas (la première pour trouver un jeu à acheter, la deuxième pour l’acheter) me semblent relier bien d’autres moments dans ma vie. Par exemple, c’était dans ce magasin que j’ai appris le mot « costaud » pour la première fois (pour décrire les avions dans le jeu qui demandaient plus d’effort pour abattre), et même si je ne prononce que rarement ce mot, c’est impossible de le faire sans penser à ce jeu.
un helvétisme que je ne savais pas connaître
Mon beau-frère s’intéresse beaucoup aux langues. Moi aussi, d’une manière générale, mais lui, il se fonce dans une langue quelconque quand l’envie lui prend. C’est donc comme ça qu’il sait lire un peu en français, en espagnol, en turc, en néerlandais, et ainsi de suite. Si je n’ai pas la largeur de ses compétences linguistiques, j’ai quand-même une meilleure connaissance du français que lui, et il lui arrive donc de me poser des questions sur le français.
des crêpes proustiennes
Ma fille aime bien les crêpes au Nutella, et ça fait un petit moment qu’on n’en a pas fait. Comme elle est malade depuis quelques jours, c’était le bon moment ce soir de reprendre cette petite tradition. En mangeant ma première crêpe, j’ai été rempli d’un tas de souvenirs, comme si c’était la madeleine de Proust. Je n’ai pas envie d’écrire sept tomes sur le sujet, mais pourquoi pas un petit blog ?
langue, ponctuation, et logiciel
Il y a quelques années, dans les premiers mois de la pandémie du COVID-19, j’ai décidé de mettre mes ordinateurs (y compris mon smartphone) en français pour m’entrainer un peu. C’était une belle expérience, mais il y a quelques mois, pour une raison dont je ne me souviens plus, j’ai décidé de tout remettre en anglais. L’anglais, c’est ma langue maternelle, mais entre quelques années d’expérience de tout faire en français et ma passion pour cette langue, je trouve qu’il est parfois difficile de m’habituer à ce changement.
petit souvenir phonétique du M1 lausannois
Ce matin, en écoutant une épisode du podcast « Gare à vous » de la Radio Télévision Suisse, un petit souvenir tout bête m’est venu à l’esprit, et j’ai eu l’envie d’en écrire ici. Il s’agit d’un petit moment vécu alors que j’habitais à Renens, tout près de Lausanne, dans le canton suisse du Vaud. J’ai adoré les quelques mois que j’ai passé à Renens, tout près de Lausanne. Il y a plusieurs raisons derrière cet amour, mais j’avoue que c’est surtout un endroit très intéressant du point de vue d’un américain qui pleure la faiblesse des transports publics là d’où il vient. Je voyageais tous les jours sur les transports publics de la région lausannoise, surtout le trolleybus de la ligne 17, qui liait Renens avec le centre-ville lausannois et (si je comprends bien) est maintenant disparue pour préparer la venue du tramway lausannois. Je passais un peu de temps à Prilly aussi, et quand j’avais de la chance, je voyais une rame du LEB qui passait. C’était rare de prendre le métro léger baptisé M1, même si il liait lui aussi Lausanne et la gare de Renens; c’était la 17 qui était souvent le moyen le plus pratique pour arriver là où je voulais aller.
poursuivre un master en français ?
Tous les matins, l’Université du Kentucky envoie un courriel à tous ses employés avec des annonces et informations diverses. Ce matin, la fin du courriel affirme qu’il est aujourd’hui le jour de la langue française (c’est vrai en plus!) et nous rappelle que notre université offre plein de cours en langue française et en études francophones.
Vu ma passion évidente pour tout ce qui est francophone, je savais déjà depuis longtemps qu’ils existaient déjà, ces cours. En fait, ça fait plusieurs années que j’ai envie de poursuivre un master en français. Je n’en ai pas besoin—j’ai déjà un doctorat, je n’ai pas forcément besoin de parler français pour mon travail, et je pourrai très bien continuer mon apprentissage du français et de la francophonie sans m’inscrire dans des cours. Par contre, comme employé de l’Université du Kentucky, j’ai le droit de suivre des cours sans (trop) payer, et je sais que poursuivre un master me permettrait d’apprendre un tas de choses que je n’apprendrais pas autrement. Pourquoi ne pas le poursuivre?
de petits souvenirs ferroviaires de Suisse
C’est drôle comme de touts petits souvenirs peuvent peser lourds dans sa mémoire. J’ai déjà écrit plusieurs posts à ce sujet, mais cet après-midi, j’ai envie d’en écrire davantage. Je suis en train de faire des corrections pour mon travail comme prof de techologies de l’information et de la communication. J’aime bien ce travail, mais je n’aime pas du tout faire des corrections, et j’ai donc l’habitude de mettre une vidéo « en cabine » pendant que je fais le travail. Comme ça, je peux imaginer que je suis ailleurs au lieu d’être à mon bureau en train de faire des corrections.
apprendre (enfin) les paroles des chansons franco-canadiennes
J’ai commencé à écouter la musique francophone il y a onze ans. Avant ça, j’avais quelques albums (Caféine de Christophe Willem et la bande originale de Le Roi Soleil), et je connaissais Serge Gainsbourg, mais selon mes souvenirs, j’ai du attendre janvier 2011 pour me foncer vraiment dans la musique en français.
En ce temps, je commençais un poste comme « instructeur étudiant » du français à l’université où je faisais mes propres études. Pendant une réunion de formation, la représentante de l’entreprise qui publiait notre manuel nous a donné des cartes cadeaux iTunes pour qu’on puisse acheter de la musique francophone et nous inspirer professionnellement. À l’époque, c’était bien plus facile de trouver de la musique franco-canadienne que de la musique francophone européenne, et j’ai donc acheté quelques pistes des groupes comme Mes aïeux et Les Cowboys fringants. Peu après, j’ai découvert Les Trois Accords, et la musique franco-canadienne est ensuite devenu un élément important de ma bibliothèque musicale. Quelques années plus tard, pendant mes études de doctorat, j’ai passé un peu de temps avec Spotify (avant d’abandonner définitivement) et beaucoup de temps avec la radio en ligne, et ces deux ressources m’ont aidé à approfondir ma connaissance de la musique francophone.
pourquoi le français ?
Hier soir, juste avant de me coucher, quelqu’un a posé une question sur r/French: Pourquoi les non-Francophones choisissent-ils d’apprendre le français ?
J’ai vu la question peu après qu’elle a été posée, et j’ai dit la vérité : On m’avait offert le choix entre les cours de français et les cours d’espagnol. Il y avait plus de monde qui voulaient étudier l’espagnol, et j’avais envie de contrarier. J’ai donc choisi le français comme acte de rébellion.
mon grand amour pour les noms des villes en Alsace
J’aime beaucoup la radio numérique, surtout parce que j’ai la possibilité d’écouter des chaînes radio francophones. Parmi mes chaînes préférées se trouve DKL Dreyeckland, une chaîne alsatienne. J’aime bien la musique, mais ce que j’aime surtout, ce sont les pubs. Normalement, je supporte pas la publicité dans mes médias, mais je fais une exception pour les pubs en français, parce que ça me permet d’apprendre un langage que je n’ai jamais appris dans un cours lycéen ou universitaire.
un petit souvenir de Dijon
J’ai déjà écrit cette semaine sur mon amour pour Dijon, et c’est peut-être pour ça qu’un souvenir précis me vient à l’esprit ce matin.
Quand je vivais à Dijon, je n’avais pas d’ordinateur et ce n’était pas encore l’âge de l’ordiphone. J’allais donc chez un cybercafé toutes les semaines pour écrire des courriels à ma famille et à des amis. Le cybercafé que je fréquentais s’appellait Cyberbisey, justement parce que c’était un cybercafé sur la rue Berbisey (ce n’était qu’après plusieurs semaines que j’ai compris la blague).
découverte de deux chaînes YouTube
Ça fait quelques années que mon frère regarde la chaîne YouTube Not Just Bikes, qui parle des vélos, des transports publics, et de l’infrastructure qui les soutient (où pas). Il m’en parle assez souvent, mais ce n’est que récemment que j’ai enfin décidé de regarder quelques vidéos. Vu mon amour pour les sujets abordés dans les vidéos (les vélos, les transports publics, l’Europe), ça m’étonne que je n’ai pas découvert cette chaîne avant. J’ai surtout apprécié ces vidéos sur le vélo en Suisse, les pistes cyclables à Paris, et les trains de grande vitesse en Italie (surtout parce que j’avais déjà regardé cette vidéo sur la service Frecciarossa entre Paris et Lyon).
émission sur le LEB
Ce weekend, j’ai regardé une émission sur la ligne ferroviaire Lausanne-Échallens-Bercher qui m’a beaucoup plu:
Quand j’ai vécu à Renens pendant quelques mois, c’était toujours un plaisir de voir passer une rame du LEB en me promenant sur l’Avenue d’Échallens. Je n’ai jamais eu l’occasion de voyager sur cette ligne, mais j’ai fort envie de retourner dans le Vaud pour l’essayer. Regarder des vidéos comme celle-ci (ou bien des vidéos « en cabine » qui montre les gares différentes ainsi que le paysage vaudois) me donne une nostalgie profonde pour le temps que j’ai passé tout près du LEB.
une Épiphanie de 2021 très particulière
Pour le 6 janvier, Urban Federer, l’abbé d’Ensiedeln (Suisse), écrit au sujet de « la peur d’être perdant » de Hérode et Saül, qui a inspiré « une jalousie, laquelle les a poussés a la haine meurtrière ». C’est un message pour l’Épiphanie pour tous les temps et tous les lieux, mais ça fait bizarre de le lire en particulier aux États-Unis ce 6 janvier 2021.